Le rencar

Les 5 ans du rencar

Le rencar a fêté ses cinq ans

le 6 mai 2017 à Delémont - Le 7 mai 2017 à St-Imier

Voilà cinq ans que le camping-car du rencar sillonne les routes du Jura pastoral pour stationner sur des emplacements publics ou devant des institutions. Cinq ans que cet espace itinérant d’accueil et d’écoute se met au service de personnes isolées, en difficulté ou cabossées par la vie. Le 6 mai, l'anniversaire du rencar a été fêté dignement au Centre l'Avenir à Delémont et le 7 mai une célébration a eu lieu en l'Eglise de St-Imier. 

Retour en images sur la soirée du 6 mai

Retour sur la Célébration du 7 mai

Témoignage de Sybille

Témoignage de Sybille

Homélie

Célébration du Rencar. Message du 7 mai 2017, St  Imier

Présenter l’escabeau (chemley !) du Rencar :

  • Où  on le met
  • Il sert à faciliter l’accès : pour les petites jambes, pour les jambes moins assurées
  • Parfois, il sert de siège pour attendre

Ça, c’est pour le côté pratique du petit banc. Pour moi, il a une valeur symbolique… audace…  courage, bravoure. Pour moi, il y a 4 formes d’audace liées au Rencar :

1. Il faut du courage pour franchir cette marche du Rencar. Qu’on ne s’y trompe pas : parler de sa souffrance ne va pas de soi.

Sybille l’a bien exprimé : il lui a fallu 5 ans pour dénouer les nœuds de sa vie. Et parfois, derrière les nœuds, elle a découvert que c’était « sale, crade, plein de boue ».

Exprimer sa fatigue de vivre et ses envie de suicide, dire ses culpabilités liées à une addiction, pleurer un être perdu, crier sa colère face à l’injustice, avouer son état de fragilité… tout cela demande du courage.

Exprimer ses souffrances ne va pas de soi. Dans le monde de l’AT, David a cette audace, mais jamais il ne remet en question la bonté, la toute-puissance et la justice de Dieu. Job franchit un pas de plus dans l’audace: non seulement il crie son malheur, mais il demande des comptes à Dieu sur son silence.

Grimper le petit banc du Rencar, c’est avoir l’audace de se dévoiler, de déposer un fardeau trop lourd. C’est laisser pénétrer un(e) inconnuE dans sa sphère privée et blessée.

Personnellement, je suis chaque fois émue par cette audace.

2. Mais qui dit grimper l’escabeau, dit également « descendre l’escabeau » ! Cela signifie partir du monde protégé, bienveillant, cosi, du Rencar pour retourner à la violence du quotidien, à la réalité des  soucis.

Pour moi, c’est un peu comme le paralysé de Betsaida à qui Jésus ordonne de prendre son grabat. Par ce geste, Jésus lui signifie qu’il  porte entre ses mains la solution, la volonté, l’initiative de son mieux-être.

La question de Jésus au paralysé « Veux-tu être guéri » nous semble superflue, voire insolente. Pourtant, elle porte au-delà d’une guérison physique, car la paralysie de l’homme est également spirituelle, sociale, morale. En lui posant cette question, Jésus renvoie l’homme à une introspection, une conscience de soi.

Derrière la demande de Jésus, il y a la question de savoir si cet homme  est prêt  à assumer une vie autrement, avec des responsabilités nouvelles, à savoir : travailler, ne plus dépendre des autres, trouver un autre réseau social.

Est-il  prêt à sortir de la désespérance pour renouer avec sa famille, pour établir une relation vivante avec Dieu ?

Descendre, le chemley du Rencar, c’est (je l’espère !) trouver un appui, une écoute, mais c’est aussi d’avoir pu y vivre un message qui proclame la Vie envers et contre tout…

Un message de Vie qui donne  l’audace (confiance), de voir à l’intérieur de nous des forces, une créativité et une sérénité insoupçonnées.

Un message de Vie qui nous permet de vouloir sortir de nos scénarios cycliques, qui nous ouvre à l’inédit, au merveilleux qui peut surgir dans nos vies.  

Comme le dit Sybille « « pouvoir aller au Rencar juste pour le plaisir de boire un café ! »

3. Ce chemin de monter et descendre l’escabeau n’est pas seulement valable pour les usagers du Rencar… il concerne aussi les bénévoles et professionnels qui y travaillent.

Pour moi, il y a des audaces magnifiques lorsque l’on franchit ce petit banc : aller à la rencontre d’inconnus, retrouver des habitués avec qui on fait un bout de chemin, se trouver face à des problématiques que l’on connait peu (et que l’on doit creuser), être confrontés à notre propre  vécu, accéder à la confiance de l’interlocuteur, etc…

Mais  il y a aussi des audaces que je qualifie de dangereuses : l’audace de croire que l’on va trouver des solutions à tous les maux, l’audace de croire que notre faculté d’écoute est sans limite, l’audace de penser que « nous, écoutants, on est du côté du savoir », l’audace de se permettre de juger celle, celui en face de nous, l’audace des « y’a qu’à » !

Emprunter l’escabeau du Rencar pour les écoutants, ça pourrait être ce conseil que m’a donné un jour un enseignant lors de ma formation d’aumônière d’hôpital :

« Quand tu entres dans une chambre, sache que le Christ est déjà installé auprès du patient. Lorsque tu quittes la chambre, Christ reste dans la chambre… »

4. Cela me permet d’enchaîner avec une 4ème audace : l’audace de Jésus. Dans le récit de Jean, Jésus commet une audace incroyable : il demande au paralysé de désobéir à la loi du sabbat (interdiction de porter plus que le poids d’une demi-figue !).

Par cette audace, Jésus met sa vie en danger. C’est à partir de cet événement que les chefs juifs vont chercher à condamner Jésus.

Cette audace, il la met au service de la Vie, de l’amour, de la liberté.

Cette audace, c’est son engagement total pour le panous a verrons de ralysé, pour nous toutes et tous.

Par sa parole, sa vie, son message, son lien avec Dieu, le Christ nous libère de l’emprise de nos multiples maladies et nous donne accès au monde de l’espérance.

Emprunter le chemley du Rencar, c’est s’appuyer sur l’engagement sans failles du Christ. C’est aussi réaliser que dans l’engagement du Christ, une invitation nous est lancée : nous impliquer, humblement, sincèrement dans  la ronde de la Vie avec un grand V promise et donnée par Dieu.

Je me plais à penser que le paralysé de Beth Saida a gardé son grabat dans un coin de sa maison, pour lui rappeler à tout jamais l’audace du Christ à son égard et pour l’inviter à vivre à son tour dans l’audace de la Vie restaurée.

Et qui sait… peut-être que chaque fois que nous emprunterons ce chemley, nous y verrons une audace… celle de croire que Dieu s’engage pour tout homme, pour toute femme et qu’il nous offre son Amour inconditionnellement.

Amen

 

PPT présenté lors de la Célébration

PPT

Intentions

Intentions 1

Remerciements

Remerciements 7 mai

Le rencar fête ses cinq ans !

Une bougie de plus au compteur

Voilà cinq ans que le camping-car du rencar sillonne les routes du Jura pastoral pour stationner sur des emplacements publics ou devant des institutions. Cinq ans que cet espace itinérant d’accueil et d’écoute se met au service de personnes isolées, en difficulté ou cabossées par la vie. Les 6 et 7 mai prochain, toute l'équipe du rencar souhaite vous rencontrer nombreux à Delémont le samedi soir ou à St-Imier le dimanche matin, pour fêter cet anniversaire et ce que le rencar a permis de vivre à plus de 3000 personnes depuis sa mise en route le 1er mars 2012. Lire la suite

Rencar 5 ans Fin janvier 2016, le rencar stationné à Saignelégier à l'occasion de la visite pastorale de Mgr Felix Gmür, ici avec Jean-Charles Mouttet et Isabelle Wermelinger (photo SCJP)

Le rencar fête ses 5 ans

Le rencar fête ses 5ans

Samedi 6 mai de 16 à 22h

Centre l'Avenir à Delémont : 

  • apéritif offert
  • possibilité de se restaurer sur place (grillades, salades, desserts)
  • animation grâce à l'aimable participation d'artistes locaux : 
    - en duo : Serge Kottelat (guitare) et le Schindou (accordéon)
    - l'Ostfold Brass Quartet 
    - les Fritz+
    - un trio de Mouttet and Co
    - les percus d'la Mamouss
    - les Clowns Gribouille et Mirliton et leur magie
  • un concours de dessin (petits et grands) avec un prix sympa à gagner !

Dimanche 7 mai à 10h

Eglise catholique de St-Imier :

Célébration oecuménique originale voulant donner une large place aux bénéficiaires du rencar. C'est avec eux que nous voulons célébrer la chance que Dieu nous donne de vivre de vraies rencontres humanisantes.

Après la célébration l'apéritif est offert par la paroisse catholique de St-Imier.

Album photos

Le rencar à l'honneur sur RFJ dans l'émission Format A3 à 8h15. Notre ami Jean-Michel a fait un superbe reportage qui, selon son intuition, veut donner la part belle aux bénéficiaires du rencar.
Beaucoup se demandent ce qui se passe dans ce rencar, c'est l'occasion de l'entendre de la bouche de celles et ceux qui viennent s'y arrêter.
Bonne écoute !
 

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